Charles Gérard (1922-2019)

Publié le par lefilmdujour

Fidèle second rôle chez Claude Lelouch, membre officiel de la bande à Bebel, ami intime de Jean-Paul Belmondo qu’il aurait rencontré sur un ring à la fin des années 1940, l’acteur et réalisateur Charles Gérard est décédé le 19 septembre 2019 à l’âge de 96 ans.

Charles Gérard avait débuté comme opérateur d'actualités, avant de réaliser quelques courts métrages à partir de 1953. Il passe aux longs métrages de fiction en 1958 en cosignant avec Michel Deville Une balle dans le canon, policier avec Pierre Vaneck, Mijanou Bardot (la sœur de Brigitte Bardot), Paul Frankeur et Roger Hanin. Seul il réalise L’Ennemi dans l’ombre (1960), film d’espionnage coécrit par Pascal Jardin, avec à nouveau Roger Hanin, Estella Blain et Bernard Blier.

Suivront Les Démons de minuit (1961), cosigné avec Marc Allégret, drame familial avec Pascale Petit et le vétéran Charles Boyer, La Loi des hommes (1962) avec Micheline Presle, Philippe Leroy-Beaulieu, Pierre Mondy, Arletty et Dalio, A couteaux tirés (1963), avec encore Pierre Mondy et Dalio, mais aussi Françoise Arnoul et Petula Clark, puis L’Homme qui trahit la mafia (1966) avec Robert Hossein, Claudine Coster et Noëlle Noblecourt.

Embauché comme acteur par Claude Lelouch sur Le Voyou (1970), Charles Gérard entame alors une carrière de second rôle qui le fera remarquer du grand public. Il devient une figure récurrente des films de Lelouch pour lequel il tournera une vingtaine de longs métrages, de Smic, smac, smoc (1971) au Courage d’aimer (2004) en passant par L’Aventure c’est l’aventure (1971), La Bonne année (1973) (dans ces deux films, il partage des scènes avec Lino Ventura, voir ci-dessous), Toute une vie (1973), Les Uns et les autres (1980), Edith et Marcel (1982), Viva la vie (1983), Partir revenir (1984), Un homme et une femme, 20 ans déjà (1986), La Belle histoire (1991), Une pour toutes (1999)…

Ami de Jean-Paul Belmondo (malgré une brouille de plusieurs années dans les années 1980), Charles Gérard joue également régulièrement l’acolyte de l’acteur comme dans L’Incorrigible (1975) de Philippe de Broca, L’Animal (1977) de Claude Zidi, Flic ou voyou (1979) ou Le Guignolo (1980), deux films de Georges Lautner.  Charles Gérard a également travaillé sous la direction de cinéastes populaires comme Claude Pinoteau (La Gifle, 1974), Henri Verneuil (Le Corps de mon ennemi, 1976), Francis Veber (Le Jouet, 1977), Elie Chouraqui (Qu’est-ce qui fait courir David ? 1982). Il avait tourné une dernière fois avec Belmondo, auquel il avait consacré un court métrage en 1966 (La Bande à Bebel), dans Un homme et son chien (2009) de Francis Huster. Charles Gérard, qu’on avait pu croiser ces dernières années lors du festival Lumière de Lyon, était apparu plus récemment sur grand écran dans Turf (2013) de Fabien Onteniente et dans La Dernière leçon (2015) de Pascale Pouzadoux.

Publié dans Claps de fin

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