Ilaria Occhini (1934-2019)

Publié le par lefilmdujour

L’actrice italienne Ilaria Occhini, qui connut son heure de gloire au cinéma de la fin des années 1950 à la fin des années 1960 en s’illustrant dans des films historiques et des péplums dont le plus connu reste Carthage en flammes (1958) de Carmine Gallone, est décédée le 20 juillet 2019 à l’âge de 85 ans.

Petite-fille de Giovanni Papini, un écrivain très célèbre en Italie, Ilaria Occhini apparaît pour la première fois sur grand écran dans L’Amour au collège (1953) de Luciano Emmer sous le nom d'Isabella Redi.  Après un détour à la télévision, elle incarne Krimhild, l’épouse de Siegfried, le héros de la saga des Nibelungen, dans Le Chevalier blanc (1957) de Giacomo Gentilomo. Elle partage ensuite le haut de l’affiche de Carthage en flammes avec Pierre Brasseur, Daniel Gélin, Anne Heywood, Paolo Stoppa et José Suarez. On retrouve alors Ilaria Occhini dans La Parole est à l’épée (1958) de Sergio Grieco aux côtés de Jacques Sernas, Bella Darvi, dans Le Tyran de Syracuse (1962) de Curtis Bernhardt face à Guy Williams (surtout connu pour son rôle de Zorro à la télévision) et dans L’Homme qui rit (1965), adaptation de l’œuvre de Victor Hugo signée Sergio Grieco avec le Français Jean Sorel dans le rôle-titre (photo ci-dessous).

Au rayon comédies, l’actrice donne la réplique à Ugo Tognazzi dans Le Souteneur (1961), le premier long métrage réalisé par le célèbre acteur italien, et à Nino Manfredi dans le sketch des Complexés (1965) réalisé par Dino Risi. On la voit encore dans Un homme à moitié (1966) de Vittorio de Seta qui vaut à Jacques Perrin la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine au Festival de Venise.

Ilaria Occhini, Victor Lanoux et Alain Delon dans Deux hommes dans la ville

Par la suite, Ilaria Occhini se consacre essentiellement au théâtre et à la télévision mais elle émarge néanmoins dans quelques films français des années 1970 à l’instar des Feux de la chandeleur (1972) de Serge Korber, où elle est la maîtresse du personnage joué par Jean Rochefort et séparé de son ex-femme incarnée par Annie Girardot, et de Deux hommes dans la ville (1973) de José Giovanni où elle est l’épouse fidèle de l’ancien truand interprété par Alain Delon.

En 2010, on avait revu Ilaria Occhini sur les écrans français dans Le Premier qui l’a dit (Oztepek, 2009) en grand-mère de Tommaso (Riccardo Scamarcio), un jeune héritier d’une grande famille d’industriels qui veut avouer son homosexualité avant de se faire doubler par son propre frère. Sa prestation lui avait valu le Donatello (l’équivalent italien des César français) de la meilleure actrice dans un second rôle.

Publié dans Claps de fin

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