Yannick Bellon (1924-2019)

Publié le par lefilmdujour

Réalisatrice de courts métrages réputés, puis de longs métrages classés comme féministes à l’instar de La Femme de Jean (1973), L’Amour violé (1977) ou L’Amour nu (1981), Yannick Bellon est décédée le 2 juin 2019 à l’âge de 95 ans.

Son premier court métrage, le documentaire Goémons (1948), filmé sur une île bretonne lui vaut  le Grand Prix international du documentaire à Venise. Avec la participation de la romancière, Yannick Bellon tourne ensuite en 1950 un film sur la vie et l’œuvre de Colette puis signe, entre autres, Varsovie quand même (1955), sur la destruction et la reconstruction de la capitale polonaise détruite pendant la guerre, et Un matin comme les autres (1956) avec Simone Signoret, Yves Montand et Loleh Bellon, sa sœur actrice et dramaturge disparue en 1999.

Travaillant beaucoup à la télévision dans les années 1960, la réalisatrice tourne son premier long métrage pour le cinéma en 1972 avec Quelque part quelqu’un (1972), poème symphonique en images qui tresse les vies de divers personnages aux prises avec leur quotidien. Dans La Femme de Jean (1973), avec Claude Rich au générique, Yannick Bellon s’attache à la reconstruction d’une femme après que son mari l’a quittée. En 1977, elle aborde le drame d’un viol collectif puis la difficile renaissance de la victime dans L’Amour violé avec Nathalie Nell, Pierre Arditi et Daniel Auteuil.

En 1981, dans L'Amour nu, la réalisatrice fait le portrait d’une femme (Marlène Jobert) qui, après la découverte de son cancer du sein, reprend progressivement confiance en elle, puis aborde le thème de la bisexualité dans La Triche (1984) avec Victor Lanoux en flic amoureux d’un jeune musicien (Xavier Deluc). Les Enfants du désordre (1989), sur des jeunes en difficulté que le théâtre peut sauver de la délinquance, permet à Emmanuelle Béart de changer de registre après Manon des sources et de recevoir une nomination au César de la meilleure actrice. Le dernier long métrage de Yannick Bellon, L’Affût (1991) avec Tcheky Karyo, Dominique Blanc et Patrick Bouchitey est un plaidoyer écologique.

Publié dans Claps de fin

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Gilles Apperry 18/06/2019 15:12

heu... Yannick Bellon, c'était pas un homme ?

lefilmdujour 19/06/2019 23:47

Yannick est un prénom français mixte...