Bibi Andersson (1935-2019)

Publié le par lefilmdujour

L’actrice suédoise Bibi Andersson qui fut l’une des muses du cinéaste Ingmar Bergman est décédée le 14 avril 2019 à l’âge de 83 ans.

Formée à l’Académie d’art dramatique de Stockholm, tout comme Greta Garbo et Ingrid Bergman, Bibi Andersson est engagée par Bergman au théâtre de Malmö. Elle débute au cinéma au début des années 1950 et le maître suédois lui offre un petit rôle dans Sourires d’une nuit d’été (1955). Le Septième sceau (1956) la révèle ; elle y est la jeune épouse et mère d’un couple de forains qui accompagne le chevalier joué par Max Von Sydow dans une Suède ravagée par la peste. Sous la direction d’Ingmar Bergman, Bibi Andersson joue un an plus tard dans Au seuil de la vie (1957), qui lui vaut un Prix d’interprétation au festival de Cannes partagé avec les autres comédiennes du film, Ingrid Thulin, Eva Dahlbeck et Barbro Hiort af Ornäs.

Elle est encore aux génériques des Fraises sauvages (1957), du Visage (1958), de L’Œil du diable (1959), de Toutes ses femmes (1963), de Persona (1965), où elle est l’alter ego de Liv Ullmann, actrice fétiche et compagne d'Ingmar Bergman, d’Une passion (1968) et de Scènes de la vie conjugale (1972). Elle travaille aussi avec le réalisateur suédois Vilgot Sjöman, notamment dans La Maîtresse (1962), où l’actrice retrouve Max Von Sydow dans un rôle qui lui permet de remporter l’Ours d’argent de la meilleure actrice au festival de Berlin, et dans Ma sœur, mon amour (1965), histoire d’inceste dans l’aristocratie suédoise du XVIIIe siècle, vaguement adaptée de la pièce élisabéthaine de John Ford, Dommage qu’elle soit une putain.

Devenue vedette internationale, Bibi Andersson partage avec James Garner et Sidney Poitier l’affiche du western La Bataille de la vallée du diable (1965) de Ralph Nelson. Elle est aussi la partenaire de Bruno Cremer (Le Viol, 1967, de Jacques Daniel-Valcroze), Giuliano Gemma (La Partenaire, 1968, de Florestano Vancini), Elliott Gould (Le Lien, 1970, d’Ingmar Bergman), Jean Piat (La Rivale, 1974, de Sergio Gobbi), Steve McQueen (Un ennemi du peuple, 1976, de George Schaefer), Anthony Perkins (Femme d’une autre, 1979). Elle travaille aussi avec les Américains John Huston (Le Lettre du Kremlin, 1969) et Robert Altman (Quintet, 1978), le Russe Youri Egorov (L’Homme de l’autre côté, 1972), le Chilien Helvio Soto (Il pleut sur Santiago, 1975), le Français André Cayatte (L’Amour en question, 1978).

Après La Révolution de la confiture (1979) réalisé par son compatriote, et également acteur, Erland Josephson, Bibi Andersson continuera de tourner pour la télévision et le cinéma jusqu’en 2010, mais peu de ses films tournés pour le grand écran arriveront jusque dans les salles françaises. Tout juste la verra-t-on dans Surexposé (1982) de James Toback et dans Le Rêve du papillon (1994) de Marco Bellochio. Bibi Andersson avait aussi fait une apparition dans Le Festin de Babette (1987) de Gabriel Axel.     

Publié dans Claps de fin

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