Venantino Venantini (1930-2018)

Publié le par lefilmdujour

Membre récurrent de l’équipe à Lautner et l’un des derniers survivants du casting des Tontons flingueurs (1963), l’acteur italien Venantino Venantini est décédé le 9 octobre 2018 à l’âge de 88 ans.

La rencontre de Venantino Venantini avec Georges Lautner au début des années 1960 fut déterminante pour l’acteur qui, dès lors, se partagea entre l’Italie et la France où il impose son physique de séducteur. Pour Lautner, il jouera aussi dans Des pissenlits par la racine (1963) aux côtés de Louis de Funès et de Mireille Darc, dans Galia (1965), La Grande sauterelle (1966) et Laisse aller… c’est une valse (1970) où il retrouve Mireille Darc, ainsi que dans Il était une fois un flic (1971), Flic ou voyou (1978) et Attention une femme peut en cacher une autre (1983).

Venantino Venantini et Mac Ronay dans Les Tontons flingueurs

En France, Venantino Venantini a aussi travaillé avec Gérard Oury (Le Corniaud, 1964 ; La Folie des grandeurs, 1971 ; Vanille fraise, 1989), Jacques Besnard (Le Grand restaurant, 1966), Gérard Pirès (Erotissimo, 1968), Guy Casaril (Le Rempart des Béguines, 1972), Claude Lelouch (Toute une vie, 1973 ; Un + Une, 2015), Francis Girod (René la canne, 1976) et Edouard Molinaro (La cage aux folles, 1978).

En Italie, il tourne régulièrement avec Dino Risi (La Femme du prêtre, 1970, avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni ; Dernier amour, 1978, avec Ugo Tognazzi et Ornella Muti ; Les Derniers monstres, 1982 ; Le Bon roi Dagobert, 1984, avec Coluche) et n’hésite pas à toucher aux films de genre, voire au cinéma bis, de l’autre côté des Alpes. Et tout y passe, westerns (Bandidos, Dallamano, 1967…),  films érotiques (La Vénus en fourrure, Dallamano, 1968 ; La Peau qui brûle, Russo, 1971 ; Black Emanuelle, Albertini, 1975 ; Emmanuelle et les filles de madame Claude, D’Amato, 1978 ; Vices et caprices, Brass, 1987…), fantastique (Les Diablesses, Margheriti, 1972 ; Frayeurs, Fulci, 1980), films de guerre (La Grande bataille, Lenzi, 1977), science-fiction (La Guerre des robots, Brescia, 1978 ; L’Humanoïde, Lado, 1979, Les Exterminateurs de l’an 3000, Carnimeo, 1983), policiers, thrillers, films de cannibales, etc.

Si Venantino Venantini tourne moins au cinéma à partir de la fin des années 1980, on le voit régulièrement à la télévision, notamment à la TV française dans la mini-série Frank Riva avec Alain Delon ou dans Mafiosa. Ces dernières années, on l’avait encore aperçu dans, notamment, J’ai toujours rêvé d’être un gangster (2006) de Samuel Benchetrit, Marseille (2015) de Kad Merad, Vive la crise ! (2016) de Jean-François Davy et Maryline (2016) de Guillaume Gallienne. En décembre 2015, Venantino Venantini avait sorti une autobiographie, Le Dernier des Tontons Flingueurs, préfacé par Laurent Gerra.

Publié dans Claps de fin

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