Étienne Chicot (1949-2018)

Publié le par lefilmdujour

(photo : © Bestimage)

 

Second rôle reconnaissable entre tous au cinéma et à la télévision, présent dans plus d’une soixantaine de longs métrages tournés pour le grand écran, l’acteur, chanteur et compositeur Etienne Chicot est décédé le 7 août 2018 à l’âge de 69 ans.

 

Aux génériques de films dès le début des années 1970 (Ras le bol, 1972, Huisma, 1972 ; Femmes au soleil, Dreyfus, 1973 ; On n’est pas sérieux quand on a 17 ans, Pianko, 1974 ; L’Agression, Pirès, 1974 ; Le Bon et les méchants, Lelouch, 1975…), Etienne Chicot compose la musique et participe à l’écriture du Plein de super (1975) d’Alain Cavalier avec Patrick Bouchitey, Bernard Crombey et Xavier Saint-Macary qui partagent avec lui l’affiche de cette chronique de mœurs. Il tient aussi des seconds rôles chez Joseph Losey (Monsieur Klein, 1976), Luc Béraud (La Tortue sur le dos, 1977), Jean Yanne (Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, 1978), mais c’est sur scène dans  l'opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon qu’il se fait véritablement connaître dans le rôle du milliardaire Zéro Janvier où il interprète « Le blues du businessman ».

 

Etienne Chicot dans Le Choc (Davis, 1981)

 

On le revoit par la suite au cinéma dans La Guerre des polices (Davis, 1979), Un mauvais fils (Sautet, 1980), Le Choix des armes (Corneau, 1981), Hôtel des Amériques (Téchiné, 1981), Mortelle randonnée (Miller, 1982), Subway (Besson, 1984), Mort un dimanche de pluie (Santoni, 1986), Désordre (Assayas, 1986), Fréquence meurtre (E. Rappeneau, 1987)… A la fin des années 1980, Etienne Chicot se voit proposer des premiers rôles par Catherine Breillat (36 fillette, 1987), Camille de Casabianca (Après la pluie, 1988), Gilles Béhat (Le Vent de la Toussaint, 1989) ou Magali Clément (Dieu que les femmes sont amoureuses, 1993).

 

Mais c’est surtout à la télévision qu’on le verra dans les années 1990. Au théâtre, il décroche un Molière en 1989. Les années 2000 lui permettent de retrouver les plateaux de cinéma dans des comédies (Les Portes de la gloire, Merret-Palmair, 2000 ; Gomez et Tavares, Paquet-Brenner, 2002 ; Palais Royal ! Lemercier, 2004 ; Low Cost, Barthélémy, 2010 ; Un plan parfait, Chaumeil, 2012 ; Hibou, Bedia, 2015...), des films plus sombres (Inquiétudes, Bourdos, 2003 ; La Fille coupée en deux, Chabrol, 2007...) et des superproductions (Da Vinci Code, Howard, 2005).

 

Dans le clip de la chanson "Evidemment" écrite par Michel Berger après la mort accidentelle de Daniel Balavoine et chantée par France Gall, Etienne Chicot incarne celui qui disparaît et dont l’absence est très durement ressentie…

Publié dans Claps de fin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article