Maria Rohm (1945-2018)

Publié le par lefilmdujour

Actrice autrichienne qui connut son heure de gloire dans les films du réalisateur espagnol Jesus Franco, Maria Rohm est décédée le 18 juin 2018 à l’âge de 73 ans.

Comme l’écrit Laurent Aknin dans Cinéma bis : 50 ans de cinéma de quartier (éditions Nouveau Monde), la carrière de Maria Rohm est intimement liée à celle de son mari, le scénariste et producteur Harry Alan Towers qu’elle épouse en 1964 et qui finance essentiellement des adaptations de romans et de séries d’aventures inspirées des écrits de Sax Rohmer ou d’Edgar Wallace. Elle est ainsi enrôlée dans des thrillers comme Le Secret de la liste rouge (Lynn, 1964), Cinquante millions pour Johns (Bezencenet, 1965) ou La Maison des mille poupées (Summers, 1868), et dans des épisodes de la série des Fu Manchu d’après le personnage créé par Sax Rohmer et incarné par Christopher Lee : La vengeance de Fu Manchu (Summers, 1967), Le Sang de Fu Manchu (Franco, 1968).

Maria Rohm et Richard Wyler dans Sumuru, la cité sans hommes

Lorsque Towers se met à produire les films du prolifique Jesus Franco, Maria Rohm rejoint naturellement l’équipe du cinéaste espagnol. Elle est ainsi aux génériques des Infortunes de la vertu (1968) (avec Romina Power dans le rôle de Justine), des Brûlantes (1968) – où elle est la femme n°99, de Sumuru, la cité sans hommes (1968), des Nuits de Dracula (1969), des Inassouvies (1969), du Trône de feu (1969), de Venus in Furs (1969).

Maria Rohm et Elisa Montes dans Les Brûlantes

Après quelques coproductions internationales au détour des années 1970 (L’Histoire de l’étalon noir, J. Hill, 1970 ; L’Appel de la forêt, Annakin, 1972 ; L’Île au trésor, Hough, 1972 ; Dix petits nègres, Collinson, 1974), Maria Rohm tourne son dernier film en 1975 (Annie ou la fin de l’innocence de Massimo Dallamano). Elle occupe alors divers emplois derrière la caméra et devient directrice de production, notamment pour son mari (décédé en 2009).

Publié dans Claps de fin

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