Dorothy Malone (1924-2018)

Publié le par lefilmdujour

Détentrice d’un Oscar pour son rôle de blonde platine nymphomane face à Robert Stack, Rock Hudson et Lauren Bacall dans Ecrit sur du vent (1956) de Douglas Sirk, l’actrice américaine Dorothy Malone, inoubliable à la télévision en Constance Mackenzie (et mère de Mia Farrow) dans la série Peyton Place (1964-1968), est décédée le 19 janvier 2018 à l’âge de 93 ans.

Elle avait fait ses débuts dès 1943 dans des films du studio RKO. Passée rapidement à la Warner, on la remarque déjà dans Le grand sommeil (1945) de Howard Hawks (avec le couple vedette Bogart-Bacall) en propriétaire de librairie fort entreprenante. Dorothy Malone enchaîne alors les films de série B, dont beaucoup de westerns comme Les chevaliers du Texas (Enright, 1949), Au nom de la loi (G. Douglas, 1949, Quand la poudre parle (Juran, 1953), Jack Slade le damné (Schuster, 1953), Les brigands de l’Arizona (Nazarro, 1954), La furieuse chevauchée (Selander, 1955), Le doigt sur la gâchette (Werker, 1955), Les piliers du ciel (G. Marshall, 1956), Tension à Rock City (Warren, 1956). Elle figure aussi aux castings de drames (Ombres sur Paris, Daves, 1948, Le sillage de la mort, Landers, 1953) et de policiers (La sirène des bas-fonds, Bare, 1948 ; La loi des bagnards, Levin, 1950 ; Dangereuse enquête, Schuster, 1953).

Dorothy Malone dans Ecrit sur du vent (1956), Oscar du meilleur second rôle féminin

Dorothy Malone excelle aussi chez Raoul Walsh (La fille du désert, 1949 ; Le cri de la victoire, 1954), Don Siegel (Ici brigade criminelle, 1953), Richard Quine (Du plomb pour l’inspecteur, 1954), Frank Tashlin (Artistes et modèles, 1955, avec le duo Dean Martin-Jerry Lewis). Son Oscar de meilleur second rôle en poche, Dorothy Malone se voit proposer des rôles encore plus substantiels. Elle frôle le génie dans la déchéance dans La ronde de l’aube (1957), autre drame réalisé par Douglas Sirk, et en alcoolique et droguée dans Une femme marquée (Napoleon, 1958) où elle incarne à l’écran l’actrice Diana Barrymore, la fille du grand John Barrymore (joué par Errol Flynn). Dorothy Malone donne aussi la réplique à James Cagney dans L’homme aux mille visages (Pevney, 1950), biographie d’un autre grand acteur du cinéma muet Lon Chaney, puis à Richard Widmark et Henry Fonda dans L’homme aux colts d’or (Dmytryk, 1958), Robert Stack encore dans Panique à bord (Stone, 1959), Rock Hudson à nouveau et Kirk Douglas dans El Perdido (Aldrich, 1961).

Mia Farrow et Dorothy Malone dans Peyton Place

Au début des années 1960, Dorothy Malone se tourne vers la télévision où elle devient l’un des personnages principaux des quatre saisons de Peyton Place. Elle met un terme à sa carrière au milieu des années 1980, mais on la reverra une dernière fois dans le petit rôle de Hazel Dobkins, amie de Catherine Tramell (Sharon Stone) et ancienne criminelle psychopathe, dans Basic Instinct (Verhoeven, 1991). Dorothy Malone avait été mariée à trois reprises et avait épousé en premières noces l’acteur français Jacques Bergerac, décédé en 2014 et avec qui elle eut deux filles.

Publié dans Claps de fin

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