Ray Lovelock (1950-2017)

Publié le par lefilmdujour

Beau blond qui fut une figure récurrente des polars urbains transalpins des années 1970, l’acteur italo-britannique Ray Lovelock est décédé des suites d'une longue maladie le 10 novembre 2017 à l’âge de 67 ans.

Né d'une mère italienne et d'un père anglais, Ray Lovelock avait fait ses débuts au cinéma dans Tire encore si tu peux (1967), le western culte mais morbide de Giulio Questi. Il y joue le rôle du jeune fils du shérif qui éprouve de tendres sentiments pour le héros du film (Tomas Milian). Le malheureux, violé par une bande de soudards, se suicide...

Ray Lovelock, 17 ans, dans le western Tire encore si tu peux

L’acteur apparaît par la suite aux génériques de plusieurs polars à l'italienne comme Bandits à Milan (Lizzani, 1967, avec Gian Maria Volonte et Tomas Milian), Opération fric (Lupo, 1968) ou La rançon de la peur (Lenzi, 1974, avec Tomas Milian encore). Le réalisateur Umberto Lenzi, récemment décédé, fait d'ailleurs régulièrement appel à Ray Lovelock qui joue aussi dans Meurtre par intérim (1971, avec Irène Papas), La grande bataille (1977),  De l'enfer à la victoire (1978) ainsi que dans la comédie Pardon, vous êtes normal ? (1979).

Ray Lovelock et Marc Porel dans le polar Uomini si nasce poliziotti si muore 

L’acteur est également l’un des  principaux protagonistes d’un polar d'assez bonne facture paraît-il (mais inédit dans l'Hexagone) réalisé par Ruggero Deodato et intitulé Uomine si nace poliziotti si muore (1976). Ray Lovelock et le Français Marc Porel, en beaux gosses de service, y sont membres d'un corps d'élite de la police romaine.

Ray Lovelock et Mimsy Farmer dans Frissons d'horreur 

Ray Lovelock se promène aussi dans plusieurs bandes fantastiques et films d'horreur de bonne facture comme Les sorcières du bord du lac (Cervi, 1971), Le massacre des morts vivants (Grau, 1974), Frissons d'horreur (Crispino, 1975) et Terreur (a.k.a. La dernière maison sur la plage) (Prosperi, 1978), long métrage où, face à Florinda Bolkan, il n'hésite pas à jouer les mauvais garçons cachant une âme perverse derrière une belle gueule.

L'acteur tient d'ailleurs un rôle assez semblable face à Gloria Guida et Lilli Carati dans Avoir vingt ans (1978) de Fernando di Leo. Ray Lovelock est également au générique de l'assez mauvais giallo SlashDance/Murderock (1984) de Lucio Fulci. Dans ce dernier long métrage, il croise Olga Karlatos, actrice passée à la prospérité pour s'être mangé une écharde dans l'oeil en gros plan dans L'enfer des zombies (1979) du même Lucio Fulci.

Ray Lovelock s'est peu risqué hors du cinéma transalpin. On l'a néanmoins vu dans Un violon sur le toit (Jewison, 1971) (photo ci-contre), version filmée de la célèbre comédie musicale, ainsi que dans le film catastrophe Le pont de Cassandra (Pan Cosmatos, 1976), au milieu d'un aréopage de stars internationales plus ou moins sur le retour (Sophia Loren, Ingrid Thulin, Ava Gardner, Burt Lancaster, etc.).
Depuis la fin des années 80, Ray Lovelock, qui était toujours bien fait de sa personne à plus de 60 ans, enchaînait téléfilms et séries TV à la télévision italienne où son succès ne se démentait pas.

Publié dans Claps de fin

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