Zombie futé n°46 : La horde

Publié le par lefilmdujour

Un film de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (2009)

 

Le cas typique du film qui oscille constamment entre pur navet et bon film d’action. Le genre de métrage dont on ne sait, quand il se termine, par quel angle l’aborder, et le juger. Les personnages peuvent être hauts en couleur ou totalement stéréotypés. Et leur confrontation nous offre des allers-retours incessants entre le pire et… le pas trop mal.

 

Exemple par les dialogues :

 

Le très bon René dit : « T’aurais connu ma femme, la Clémence, t’aurais moins fait le mariole. 120 kilos de bidoche au bas mot, des nichons jusqu’aux genoux, des jambonneaux à la place des battoirs. Fallait pas lui mettre une paluche au cul ».

 

Le très mauvais Boula, lui, dans la même scène, il dit des trucs comme : «  Tu veux qu’on aille rejoindre une base militaire paumée dans la cambrousse pour finir par se faire enfiler sous les douches par des putains de bidasses qui vont prendre mon petit cul de black pour un garage à bites ? »

 

Cherchez l’erreur.

 

Le pitch : des flics viennent venger nuitamment leur collègue assassiné par des dealeurs mais l’opération vire au désastre. Alors que les méchants vont les exécuter, Armageddon se déclenche forçant les bons, les brutes et les truands à faire cause commune.

 

Il y a des moyens, cela se voit, et le parti pris rappelle beaucoup la série Braquo, soit la vie d’une brigade de flics très borderline qui n’hésitent pas à transgresser les règles pour parvenir à leurs fins.  Cela suffit-il à faire de La horde un bon film ? Réponse : non. On démarre en haut d’une sinistre tour de banlieue et on suppute assez rapidement que le scénario va se limiter à une descente des escaliers jusqu’aux caves sans autres rebondissements ni perspectives que des fights ultraviolents contre des goules infectées. Heureusement pour le spectateur, notre bande de stéréotypes croise à mi-parcours René, un type truculent, gras du bide, franchouillard en diable, au verbe haut et partageur de liqueur de poire, qui sauve temporairement les meubles. Mais temporairement seulement, car la descente des escaliers reprend et l’ennui revient en force.

 

Raté.

 

Fab Free

Publié dans Le Zombie Futé

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