Zombie futé n°37 : The Last Girl - Celle qui a tous les dons

Publié le par lefilmdujour

Un film de Colm McCarthy (2017), sorti en salles le 28 juin 2017

 

Un film de zombie avec Glenn Close ne peut pas être mauvais. Imagine-t-on une telle actrice s’embarquer dans un navet ? De fait, The Last Girl est un métrage sérieux, au déroulement crédible, qui parvient à réinterpréter intelligemment un genre pourtant bien encombré.

 

Le pitch : Les zombies/infectés ont envahi le monde et cherchent à se nourrir de chair fraîche. Classique. Mais des femmes infectées ont donné naissance à une nouvelle génération de prédateurs : ces enfants sont dotés de sentiments et d’intelligence, mais ils ont également un grand appétit de chair humaine et leur morsure est contagieuse. Pourraient-ils fournir un antidote ?

 

Ça démarre très fort. Une jolie adolescente, enfermée dans une cellule de prison, se lève quand la sirène retentit, s’assoie dans un fauteuil roulant et se sangle elle-même les pieds et le front. La porte s’ouvre sur deux soldats qui la tiennent en joue. Elle les salue gentiment par leurs noms. Eux sont morts de peur. On la transfère, ainsi sanglée, dans une salle de classe où se trouve une trentaine de gamins pareillement entravés. La vision de cette salle souterraine et de ces enfants est tout à fait saisissante.

 

La suite offre un déroulé plus classique (base envahie, fuite et survie, etc.). Reste une réinterprétation originale du mal qui a frappé la population. Point d’ondes extraterrestres ou de virus pathogène, mais un champignon qui enrobe le cerveau et finit par faire fleurir à partir des cadavres une espèce de plante grimpante qui donne des cosses qu’il est très recommandé de ne pas briser pour en laisser échapper les effluves.

 

Autre trouvaille artistique : les morts vivants, innombrables, restent statiques et ressemblent ainsi beaucoup, dans le rendu de leur dégénérescence, aux statues du grand Ousmane Sow. Evidemment, faut pas faire de bruit à côté, parce que ça les réveille et ils rappliquent dare-dare vers celui ou celle qui a manqué de discrétion.

 

Un film qui fait honneur à son genre. Britannique, encore une fois. Décidément les Anglais adorent la fin du monde. Et après on s’étonne qu’ils votent pour le Brexit.

 

Fab Free

Publié dans Le Zombie Futé

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