Elsa Martinelli (1935-2017)

Publié le par lefilmdujour

L’actrice italienne Elsa Martinelli, qui avait décroché en 1956 au festival de Berlin le premier Ours d’argent décerné à une comédienne pour Donatella de Mario Monicelli et qui avait illuminé de sa beauté des films comme La rivière de nos amours (1955) et Hatari ! (1962) de Howard Hawks, est décédée le 8 juillet 2017 à l’âge de 82 ans.

D’abord mannequin, elle est remarquée par Kirk Douglas dans le magazine Life qui lui confie un rôle d’Indienne dans le western La rivière de nos amours où sa prestation est inoubliable pour tous les cinéphiles (photo ci-dessous). C’est le début d’une carrière internationale.

En Italie, Elsa Martinelli travaille avec Raffello Matarazzo (le drame romanesque La fille de la rizière, 1955), Mario Monicelli (Donatella ; Les garçons, 1959), Dino Risi (L’inassouvie, 1960, avec Mylène Demongeot), Elio Petri (La dixième victime, 1965, avec Ursula Andress et Marcello Mastroianni), Alberto Lattuada (L’Amica, 1969)... Aux Etats-Unis, elle est aux génériques de 4 filles ravissantes (Sher, 1956), du Pigeon qui sauva Rome (Shavelson, 1962, face à Charlton Heston), de Massacre pour un fauve (Karlson, 1963, face à Robert Mitchum) mais surtout du célèbre film d’aventures africaines Hatari ! aux côtés de John Wayne, Hardy Krüger et Gérard Blain (photo ci-dessous).

En France, sa sophistication séduit Roger Vadim qui lui confie le rôle d’un vampire dans Et mourir de plaisir (1960) et on la voit auprès de Jean Marais dans Le capitan (Hunebelle, 1960) puis aux côtés de Robert Hossein dans le drame policier La menace (Oury, 1960), d’Anna Karina et de Michel Piccoli dans De l’amour (Aurel, 1964), d’Eddie Constantine dans Je vous salue mafia (Lévy, 1965), de Catherine Deneuve et Jean-Claude Brialy dans Manon 70 (Aurel, 1967), du couple Birkin-Gainsbourg dans Les chemins de Katmandou (Cayatte, 1969).

A son actif aussi quelques coproductions internationales, de routine comme Les bateliers de la Volga (Tourjansky, 1958) ou La fabuleuse aventure de Marco Polo (De la Patellière & Howard, 1964), de prestige comme Le procès (1962) d’Orson Welles  ou Hôtel international (Asquith, 1963, avec Elizabeth Taylor et Richard Burton en têtes d’affiche).  

Elsa Martinelli et Annette Vadim dans Et mourir de plaisir

Après une escapade dans le western européen (Belle Starr, 1968, de Nathan Wich) et dans le giallo (Perversion Story, 1969, de Lucio Fulci), et alors que les propositions se font nettement moins intéressantes depuis le milieu des années 1960, Elsa Martinelli décide de tourner le dos au cinéma au début des années 1970 pour se consacrer à une carrière de femme d’affaires (tout en se produisant occasionnellement à la télévision italienne jusqu’au milieu des années 2000).

Publié dans Claps de fin

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