Zombie futé n°31 : The Zombie Diaries / Journal d’un zombie

Publié le par lefilmdujour

Un film de Kevin Gates et Michael G. Bartlett (2006), disponible en DVD

Le genre zombie constituant une véritable galaxie (en existe-t-il un autre plus prolifique ?), il est difficile pour le profane d’éviter de tomber dans le piège des œuvres ni faites ni à faire. C’est-à-dire ces films horriblement mal réalisés, scandaleusement mal joués et calamiteusement dénués de moyens…  sans pour autant en devenir des nanars rigolos. Notre rubrique vous propose donc quelques règles de base pour identifier un pur navet à partir d’un échantillon tout à fait représentatif : The Zombie Diaries.

Indice numéro un : la citation qui tue.

En plein milieu de la jaquette (voir ci-dessus), il est écrit : « … Le meilleur film de zombie à ce jour… », Jay Slater, Film Threat. Adage bien connu : plus le mensonge est gros…

Indice numéro deux : les prix obtenus.

On a droit ici à une orgie de citations de festivals (Red Blood, Buenos Aires ; Sitges, Espagne ; Horror Hound Weekend, Etats-Unis ; Austin ; London Fright Fest ; Malaga…), n’en jetez plus. Précision, aucun trophée n’est affiché, il s’agit dans chacun des cas d’une présence dans la sélection officielle. Inutile également de préciser que personne n’a jamais entendu parler de ces festivals (si l’on excepte le festival de Sitges qui a sa petite réputation).

Indice trois : une affiche super démonstrative.

Vrai, ce zombie qui surgit sur le placard est certainement le plus effrayant de toute notre collection. Et quand il y a surenchère dans la présentation on peut s’attendre à un grand moment d’indigence derrière.

Indice numéro quatre : le prix sur Amazon.

Loin de nous l’idée de prétendre que ce qui est plus cher est forcément meilleur… et inversement. Mais quand même, voir cette œuvre proposée pour 1 euro 40 sur le site de vente en ligne doit inciter tout acheteur à la plus grande prudence.

On le voit, tout démontre qu’il vaut mieux prendre ses jambes à son cou plutôt qu’affronter cette « œuvre ». Maintenant vous pouvez tenter votre chance. Par acquis de conscience, en ce qui concerne votre serviteur, ou par pure bravade. La question dès lors sera : combien de temps tiendrez-vous ?

Perso, j’ai abandonné au bout de douze minutes.

Record à battre.

Fab Free

Publié dans Le Zombie Futé

Commenter cet article