L'œil de Crazy Bug : The Jane Doe Identity

Publié le par lefilmdujour

Un film d’André Øvredal (2016), sorti en salles le 31 mai 2017

Jane Doe est le nom donné aux États-Unis à une personne de sexe féminin non identifiée (c’est John Doe pour les hommes). Et donc voilà une Jane Doe cadavérique qui débarque chez un médecin légiste et dont le (très beau) corps intact, découvert sur le lieu de plusieurs crimes, laisse dubitative la police sur l’origine de sa mort.

Autant le dire tout de suite, si vous ne supportez pas les scènes d’autopsie dans les séries TV, ne vous déplacez surtout pas voir The Jane Doe Identity, vous risquez de tourner de l’œil dès les premières minutes. Et c’est justement là que réside toute l’originalité du film qui oppose le réalisme cru du travail des légistes taillant dans les chairs et les organes humains (ici un père et son fils joués par les acteurs hors pair que sont Brian Cox et Emile Hirsch) et des phénomènes un tantinet surnaturels qui ramènent à des rituels issus du fond des âges… Je n’en dirai pas plus.

Les deux premiers tiers de The Jane Doe Identity, relativement anxiogènes, font monter irrésistiblement la pression et sont à cet égard particulièrement originaux tout en réservant de gros frissons et des sursauts de peur chez les spectateurs. Le dernier tiers est plus conventionnel et évoque les bons vieux films d’épouvante des années 1980.

Un excellent moment d’angoisse donc. Mention spéciale à la magnifique Ophelia Lovibond en cadavre nu comme un ver qui ne bouge pas d’un poil du début à la fin du film (faut dire qu’elle n’en a pas beaucoup…).

Crazy Bug

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