Jean Valère (1925-2017)

Publié le par lefilmdujour

Résistant de la première heure lors de la Seconde Guerre mondiale, assistant, de la fin des années 1940 au milieu des années 1950, de cinéastes comme Marcel Carné (La Marie du port, Thérèse Raquin), Max Ophüls (Le plaisir), André Cayatte (Avant le déluge, Le dossier noir) ou Robert Hossein (Les salauds vont en enfer), le réalisateur français Jean Valère est décédé le 29 mai 2017 à l’âge de 92 ans.

Son premier film, tourné en collaboration avec Jacques Baratier, Paris la nuit est un court métrage sans commentaire, illustré par la musique et les bruits de la ville. En 1959, Jean Valère signe son premier long métrage, La sentence, un drame de la Résistance (le film relate, en temps réel, la dernière heure de quatre résistants fusillés par les Allemands) avec Robert Hossein, Marina Vlady et Roger Hanin. L’année suivante, il réalise Les grandes personnes (1960), une adaptation d’un roman de Roger Nimier avec Jean Seberg, tout juste sortie d’A bout de souffle (1959) de Jean-Luc Godard, Micheline Presle et Maurice Ronet.

Devant la caméra de Jean Valère tournent aussi Emmanuelle Riva (le policier Le gros coup, 1963), Monica Vitti (la comédie de mœurs La femme écarlate, 1968, où l’on retrouve aussi Robert Hossein et Maurice Ronet) et Jacques Brel (le drame Mont-Dragon, 1970). « Dans cette honorable adaptation, Jean Valère, avec la complicité de Jacques Brel, sut bien rendre le climat pervers du roman de Robert Margerit », note Jean Tulard dans son Dictionnaire du cinéma.

Le réalisateur, par la suite, ne reviendra au cinéma qu’une seule fois (et avec succès) avec La baraka (1982) dont la vedette n’est autre que Roger Hanin. En 2011, Jean Valère avait publié Le film de ma vie aux éditions Le bord de l’eau.

Publié dans Claps de fin

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