Zombie futé n°1 : Dead Snow

Publié le par lefilmdujour

Deux films de Tommy Wirkola (2009 et 2014), disponibles en DVD

Il arrive parfois, dans le film de genre, qu’un film soit suffisamment bien troussé et novateur pour créer un sous-genre. Par exemple, Alien a créé un sous-genre (voire une mythologie) dans la catégorie SF.

Pourquoi débuter par cette considération ? Parce que Dead Snow appartient au sous-genre « Evil Dead » de la catégorie zombie. Qu’on en juge : quatre jeunes couples partent s’isoler un week-end dans une maison et se font exterminer par des créatures qui sentent mauvais. Si c’est pas du Sam Raimi dans le texte ça...

Il arrive également  que le deuxième film d’une série soit meilleur que le premier. Et c’est peut dire qu’on en a un exemple puissant avec Dead Snow 2.

On passe donc sur Dead Snow 1, d’autant que le film passe en bande-annonce en ouverture du 2. Le 1 ne vaut rien. Les acteurs sont tellement lisses et mauvais qu’ils ne réussiraient pas dans un casting de pub pour Time’s Up. Inutile de chercher une ébauche de scénar' et la réa' est à montrer et décortiquer dans une session « ce qu’il ne faut pas faire » en fac de ciné. Mais, mais, mais… il y a la grande idée que personne n’avait eu jusqu’alors : le zombie nazi ! Comme le dit au héros, le « zombie-buster » débarqué des States : « J’ai vu tous les films de zombies et jamais j’ai rencontré de zombies nazis. Tu a créé un genre mon gars ». Dead Snow serait donc une sous-catégorie du déjà sous-genre Evil Dead !

Vous voilà armés d’une référence qui vous permettra de briller dans les soirées branchées. Merci qui ?

Revenons à notre sujet. Pourquoi le 2 est-il meilleur que le 1 ? Pour toutes les bonnes raisons qui font d’un film qu’il est drôle, sans temps mort, avec un scénario crédible, riche de personnages typés, d’une cascade de gags réussis et, surtout, d’un esprit transgressif tout à fait réjouissant (il faut visionner au ralenti l’explosion de l’obus qui éparpille en débris deux mères et leurs berceaux, ce char écrabouillant sans vergogne des petits enfants jouant dans un bac à sable ou voir comment le héros, voulant réanimer un gentil blondinet, lui traverse la cage thoracique avec son bras magique). Bref un film à ne pas montrer aux ligues contre l’enfance maltraitée. Ces gens-là ne respectent strictement rien et c’est parfaitement jouissif !

On perdrait beaucoup de temps à énumérer les gags. Soulignons juste une imagination débordante dans le traitement du boyau de zombie et cette scène finale qui finit par élever le film à un niveau tout à fait honorable. Pas un incontournable, mais pas loin quand même.

Fab Free

Publié dans Le Zombie Futé

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