Giorgio Ardisson (1931-2014)

Publié le par lefilmdujour

Parfois qualifié de James Bond italien, l’acteur Giorgio Ardisson est décédé le 11 décembre 2014 à l’âge de 83 ans. Blond, athlétique et doté d’une belle prestance, Giorgio Ardisson, au long d’une carrière de plus d’une soixantaine de films, s’est illustré dans quasiment tous les genres du cinéma populaire transalpin.

Il débute en 1960 dans Le dernier des Vikings de Giacomo Gentilomo et Capitaine Morgan de Primo Zeglio et André de Toth. Côté péplums, on le voit en Thésée dans Hercule contre les vampires (1961) de Mario Bava et en Achille dans Cléopâtre, une reine pour César (1962) de Piero Pierotti et Victor Tourjansky.

Giorgio Ardisson est aussi le héros de plusieurs westerns à la sauce européenne sans toutefois parvenir à se hisser dans des œuvres de qualité : Zorro l’intrépide (Capuano, 1962), Massacre au Grand Canyon (S. Corbucci, 1964), Demande pardon à Dieu, pas à moi (Musolino, 1968), Zorro le renard (Zurli, 1968), Django défie Sartana (Squittieri, 1969), Chapagua (Savano & Romitelli, 1970).

Mais c’est surtout dans les « euro-spy », décalques italiens des James Bond, que l’acteur se distingue en incarnant notamment l’agent 3S3 dans deux films : Agent 3S3, massacre au soleil (Sollima, 1965), Agent 3S3 : passeport pour l’enfer (Sollima, 1965)…

On le verra aussi dans Opération contre-espionnage (a.k.a. As de pique) (Nostro, 1965) et Ça casse à Caracas (Baldi, 1966). A l'affiche aux côtés de la célèbre Barbara Steele dans La sorcière sanglante (Margheriti, 1964), Giorgio Ardisson fit aussi son petit effet dans des thrillers plus ou moins sexy comme Un joli corps qu'il faut tuer (a.k.a. La valise noire) (Brescia, 1970), Plus venimeux que le cobra (Albertini, 1971), La Vénus du Pirée (Romitelli, 1973)... avant de glisser vers l'érotisme de (plus ou moins) bon aloi : Malicieuse à seize ans (Longo, 1973), Une nièce malicieuse (Rossati, 1974), L'étalon (Longo, 1975), La veuve infidèle (Siciliano, 1980)...

Giorgio Ardisson avait mis un terme à sa carrière au début des années 1990.

Publié dans Claps de fin

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