Christiane Minazzoli (1931-2014)

Publié le par lefilmdujour

Grande actrice de théâtre, la comédienne Christiane Minazzoli, qui joua aussi dans une trentaine de longs métrages pour le cinéma, s’est éteinte le 2 novembre 2014 à l’âge de 83 ans.

Élégante et gracieuse, Christiane Minazzoli avait fait des études de danse classique au Conservatoire national de Paris et débuté dans la troupe des Branquignol, emmenée par Robert Dhéry et Colette Brosset. Normal donc qu’on l’aperçoive pour la première fois à l’écran en danseuse dans Branquignol (1949), le premier film de Robert Dhéry.

A peine reçue au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, elle est engagée en 1952 par Jean Vilar et Gérard Philipe dans la troupe du Théâtre national populaire et y reste onze ans. Durant cette période, elle occupe de petits rôles au cinéma notamment pour Jacques Becker (Casque d’or, 1951) ou André Hunebelle (Cadet-Rousselle, 1954 ; Treize à table, 1955).

Eddie Constantine et Christiane Minazzoli dans Les femmes d'abord (André, 1963)

A partir de 1962, Christiane Minazzoli va se partager entre le théâtre, la télévision et le cinéma. Sur grand écran, elle joue alors les faire-valoir féminins de luxe auprès d’un Eddie Constantine en agent du FBI (Les femmes d’abord, André, 1962 ; A toi de faire mignonne, Borderie, 1963) ou en mauvais garçon au grand cœur (Lucky Jo, Deville, 1964) ou d’un Roger Hanin en agent secret (Passeport diplomatique, agent K8, Vernay, 1964).

Dans les années 1960, on voit aussi l’actrice dans un film de cape et d’épée avec Gérard Barray (Hardi Pardaillan, Borderie, 1963), dans l’un des tout premiers films de Pierre Granier-Deferre (Les aventures de Salavin, 1963, avec Maurice Biraud) et quelques comédies du samedi soir emmenées par Roger-Pierre et Jean-Marc Thibault (Les malabars sont au parfum, Lefranc, 1965 ; Faites plaisir aux amis, Rigaud, 1968) ou Fernand Raynaud (L’Auvergnat et l’autobus, Lefranc, 1968). Rien donc de vraiment transcendant…

Jean-Marc Thibault, Christiane Minazzoli, Roger-Pierre et Darry Cowl dans Les malabars sont au parfum (Lefranc, 1965)

Par la suite, les apparitions de Christiane Minazzoli au cinéma se feront au compte-gouttes. Dans les années 1970, Christiane Minazzoli honore de sa présence Histoire d’O (1975). La décennie suivante, on l’aperçoit dans Trois places pour le 26 (1988) de Jacques Demy. Et Claude Chabrol fera appel à l’actrice par trois fois dans Madame Bovary (1990), Betty (1991) et L’enfer (1993). Christiane Minazzoli avait mit fin à sa carrière de comédienne en 2001.

Publié dans Claps de fin

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