Nick Nostro (1931-2014)

Publié le par lefilmdujour

Nick Nostro (1931-2014)
Réalisateur de dix longs métrages pour le grand écran dont le nanar unanimement salué par les connaisseurs Superargo contre Diabolikus (1966), l’italien Nick Nostro, qui a également signé certaines de ses œuvres Nick Howard, est décédé le 15 juin 2014 à l’âge de 83 ans.
Nick Nostro est passé d’abord par l’étape de l’assistanat avant de signer sa première mise en scène pour le cinéma en 1962 avec Les gauchos, film de cape et d’épée à la sauce mexicaine où l’acteur français Gérard Landry (père du comédien Marc Porel) tient le haut de l’affiche. Suivront L’aventurier magnifique (1963) avec Anthony Steffen, les péplums Le triomphe des mercenaires (1964) et Spartacus et les dix gladiateurs (1964), tous deux avec un certain Dan Vadis, acteur musclé d’origine grecque, puis le film d’espionnage Opération contre-espionnage (1965), le western-spaghetti Pas d’orchidées pour le shérif (1966) et le thriller Trois nuits de violence (1966) avec Margaret Lee. Tous ces films s’inscrivent dans la routine du cinéma « bis » italien des années 1960.
Nick Nostro (1931-2014)
Avec Superargo contre Diabolikus, Nick Nostro tente l’impossible en mixant espionnage à la James Bond, adaptation de bandes dessinées italiennes à superhéros et « supervilains » (comme Diabolik, Kriminal ou Satanik) et film avec catcheur masqué (genre très répandu au Mexique avec la série des Santo). Superargo, joué par un dénommé Ken Wood (en fait un cascadeur du nom de Giovanni Cianfriglia), est donc ici un lutteur invincible. Son alter ego obscur (Diabolikus) est interprété par l’acteur Gérard Tichy (plus de 100 films au compteur) qui, comme son nom ne l’indique pas, est allemand. Pour un avis avisé sur le film, consultez le site de Nanarland. Le film a néanmoins ses défenseurs. "Superargo contre Diabolikus est une petite merveille naïve et colorée", écrit ainsi Laurent Aknin dans Les classiques du cinéma bis, ouvrage paru aux éditions Nouveau Monde.
Après ce coup d’éclat, Nick Nostro signera encore deux films : Œil pour œil, dent pour dent (1966) avec Giacomo Rossi-Stuart (crédité sous le nom de Jack Stuart), père de l’acteur et réalisateur Kim Rossi-Stuart (Romanzo Criminale, Libero, Ton absence…), puis le western Adios Caballero (1968) avec Richard Harrison.

Publié dans Claps de fin

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