Norifumi Suzuki (1933-2014)

Publié le par lefilmdujour

Célèbre représentant du cinéma d’exploitation pop nippon des années 1960 à 1980, le cinéaste japonais Norifumi Suzuki est décédé le 15 mai 2014 à l’âge de 80 ans. C’est lui qui avait réalisé le fameux Couvent de la bête sacrée (1974), son chef-d’œuvre, où l’héroïne (Yumi Takigawa), déguisée en nonne afin de retrouver l'assassin de sa mère au sein d'un couvent, se fait lacérer le dos et la poitrine à coup de bouquets de roses… Auteur de plus d’une cinquantaine de films, il avait signé de nombreux films mettant en scène des bandes de filles plus ou moins violentes et des héroïnes avides de vengeance.

On doit aussi à Norifumi Suzuki des œuvres plus « traditionnelles » entrant dans des genres codifiés comme le film de yakuzas Lady Yakuza : la règle du jeu (1968), le second épisode des aventures de Ryu, la sabreuse tatouée, ou le film d’art martial (Shaolin Karaté, 1975, ou Les tueurs noirs de l’empereur fou, 1980, tous deux avec le célèbre Sonny Chiba).

Norifumi Suzuki signa également un certain nombre d’œuvres érotiques plus ou moins débridées à l’instar du Pensionnat des jeunes filles perverses (1973), considéré, selon Wikipedia, comme le premier film doté d'une scène omorashi (version nippone de l’urophilie) à bénéficier d’une large audience.

En 2013, HK Vidéo a sorti un coffret DVD intitulé "Sex & Fury" et réunissant deux longs métrages érotiques du réalisateur : Sex & Fury (1973), histoire d’une femme pickpocket (Reiko Ike) qui recherche les meurtriers de son père dans les milieux interlopes, et Caresses sous un kimono (1972), avec la belle Miki Sugimoto (l’héroïne des Menottes rouges, a.k.a. L’aubergine était presque farcie) et la Française Sandra Julien (vue aussi chez Jean Rollin et Max Pecas).

Publié dans Claps de fin

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