Mickey Rooney (1920-2014)

Publié le par lefilmdujour

Enfant prodige du cinéma qui débuta à six ans dans la série populaire des courts-métrages Mickey, l’acteur et réalisateur américain Mickey Rooney est décédé le 6 avril 2014 à l’âge de 93 ans.

Fils de deux acteurs de vaudeville itinérants, Mickey Rooney était déjà une star du temps du cinéma muet. Dès le début du parlant, après avoir abandonné la série des Mickey, il enchaîne les seconds rôles et tourne dans vingt-cinq productions en trois ans. On le voit dans le rôle de Puck dans Le songe d’une nuit d’été (1935) de William Dieterle, adaptation pour l’écran de la célèbre pièce de Shakespeare, et face à Freddie Bartholomew, autre enfant star, dans Le petit lord Fauntleroy (1936) de John Cromwell.

Mickey Rooney gagnera encore en popularité avec le rôle d’Andy Hardy dans une série de quatorze films familiaux tournés entre 1937 (La famille Hardy en vacances) et 1946 (Peines de cœur). Avec Andy Hardy, fils légèrement turbulent d’un juge américain (Lewis Stone), il a l’occasion de côtoyer tout un aréopage de jeunes starlettes hollywoodiennes comme Ann Rutherford, Judy Garland (qu’il avait déjà croisée dans Le jockey rouge en 1937), Lana Turner, Esther Williams, etc.

A la même époque, il incarne Edison dans La jeunesse d’Edison (1939) de Norman Taurog et triomphe avec Judy Garland (photo ci-dessus) dans trois comédies musicales enjouées signées par le chorégraphe et metteur en scène Busby Berkeley : Place au rythme (1939) (film pour lequel il décroche une nomination aux Oscar), En avant la musique (1940), Débuts à Broadway (1941). En 1944, Mickey Rooney décroche une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour Et la vie continue (1943) de Clarence Brown.

Tout au long des années 1940, Mickey Rooney, favorisé par son visage poupin et sa petite taille, continuera à jouer des adolescents. C’est le cas notamment face à Elizabeth Taylor dans Le grand National (1944) de Clarence Brown (photo ci-contre). A partir de la fin des années 1940, l’acteur s’orientera toutefois vers des rôles de personnages plus mûrs comme le jeune boxeur Tommy MacCoy dans MacCoy aux poings d’or (1947) de Roy Rowland, le compositeur Lorenz Hart du duo Rogers et Hart dans Ma vie est une chanson (1948) de Norman Taurog.

Mickey Rooney essaiera aussi de se défaire de son image de gamin en tournant dans des films noirs comme Sables mouvants (1950) d’Irving Pichel ou L’ennemi public (1957) de Don Siegel où il interprète de façon convaincante le criminel Baby Face Nelson.

Tournant de manière ininterrompue tout au long de sa carrière, que ce soit à la télévision ou au cinéma, Mickey Rooney marquera encore le grand écran dans quelques rôles inoubliables. On se souvient notamment du voisin japonais irascible de Holly Golightly (Audrey Hepburn) dans Diamants sur canapé (1961) de Blake Edwards (photo ci-dessus), l’entraîneur de boxe de Requiem pour un champion (1961) de Ralph Nelson, l’acolyte du démon Belfagor (Vittorio Gassman) dans Belfagor le magnifique (1966) d’Ettore Scola, la star de cinéma liée au milieu dans Retraite mortelle (1972) de Mike Hodges, le vieil entraîneur de chevaux de L’étalon noir (1979) de Carroll Ballard, rôle qui lui vaut une deuxième nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin après celle obtenue pour Le brave et le téméraire (1956), film de guerre signé Lewis Foster mais réalisé en partie par Mickey Rooney. En 1983, après 60 ans d’activité, l'acteur reçoit un Oscar pour l’ensemble de sa carrière.

Mickey Rooney, qui a même côtoyé les Charlots dans Bons baisers de Hong-Kong (1975) d’Yvan Chiffre, était apparu au cinéma ces dernières années dans La nuit au musée (2006) de Shawn Levy et Tonnerre sous les tropiques (2007) de Ben Stiller.

Marié huit fois et notamment aux célèbres actrices Ava Gardner (1942-1943) et Martha Vickers (1949-1952), Mickey Rooney avait aussi cosigné l’inénarrable Vie privée d’Adam et Eve (1960).

Publié dans Claps de fin

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